Quelle est l'origine du béret ?

Homme qui prend la pose avec une casquette plate sur la tête
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Porté dans tous les pays du globe, le béret est riche d’une longue histoire remontant à des temps lointains. Ayant traversé les âges, au gré des tendances, cet accessoire demeure toujours à la pointe de la mode. Il fait aujourd’hui l’unanimité auprès des hommes et femmes de tous les âges. Pour mieux cerner leur valeur, il convient de s’interroger sur leur origine. Tour d’horizon de la naissance de ce couvre-chef unique et des mutations qu’il a subies au fil des ans.

 

La naissance du béret : la contradiction entre de nombreuses théories

Béret noir basque femme

De nombreuses théories se contredisent sur l’origine de ce chapeau. Certaines remontent jusqu’à l’antiquité alors que d’autres n’entament sa naissance qu’à partir du XVe siècle. En fin de compte, l’histoire finira par retenir une époque, qui sera considérée à l’unanimité comme celle de son départ.

Les théories de l’antiquité

La plupart des gens retiennent les origines françaises du béret. Néanmoins, les Français lui attribuent une source beaucoup plus lointaine. Ainsi, tout part d’une légende selon laquelle cette coiffe aurait été découverte par Noé, après le déluge de 40 jours.

Arche de Noé

Alors qu’il se promenait sur son arche, il remarque que la laine qu’il avait soigneusement tondue pour servir de litière aux animaux était devenue feutrée. En effet, celle-ci a d’abord été trempée, et ensuite piétinée à moult reprises. Noé ramasse le produit final, le découpe en cercle et s’en sert pour protéger sa tête contre la pluie. Ainsi naquit le tout premier béret.

Il se présente aujourd'hui sous la forme d'un disque de laine serrant la tête de son porteur. De nombreuses recherches archéologiques menées en Italie et au Danemark ont permis de découvrir des vestiges identiques à la fameuse coiffe. Ils ont été retrouvés dans des tombes remontant à l’âge de bronze, soit entre les années 3300 et -1200 avant Jésus-Christ.

Tombe âge de bronze

Les mêmes vestiges étaient présents dans des sculptures et des peintures de toute l’Europe occidentale.

À partir de ces découvertes, les archéologues ont abouti à la conclusion que les peuples grecs et ceux de la Rome antique arboraient deux types de chapeaux, le « petasos » et le « pileos ». Le premier se reconnait de par sa souplesse et le second du fait de sa forme conique. Ces deux coiffes se seraient démocratisées le long des âges pour se transformer des chapeaux plat et souple en laine.

Malgré les évolutions de ce chapeau entre les années 400 avant Jésus-Christ et le 13e siècle, il a conservé sa coiffe feutrée. Il se vendait à des prix modiques, et c'est toujours plus ou moins le cas, car sa conception est peu exigeante. Du 14e au 15e siècle, le béret portait la désignation de « chapeau en feutre ». Il servait à identifier les classes les plus démunies, en Europe. Il se retrouvait notamment sur la tête des cultivateurs et des artistes. À partir du XVIIe siècle, les bergers français de trois régions se voient attribuer le mérite de ce couvre-chef. Finalement, une seule de ces régions sera retenue comme étant à l’origine de ce parement.

 

Le béret français

Image homme portant un Béret Français

En fin de compte, l’histoire retient le 15e siècle comme étant témoins de la naissance du béret. À tort, certains lui attribuent des origines basques. Mais en réalité, celui-ci vient de la région du Béarn, une province située à proximité du Pays basque, au nord des Pyrénées.

Région du Béarn Pyrennées

Les premiers bérets ont été confectionnés par les bergers béarnais, en utilisant de la laine de mouton. Leur création eut un succès remarquable, du fait de sa double fonction. Non seulement il servait à se protéger contre les intempéries, mais également du soleil ardent régnant dans cette région. Toutefois, ce chapeau n’acquiert sa première notoriété que durant la période des guerres carlistes d’Espagne, qui durent de 1834 à 1840. Néanmoins, son expansion ne se limite qu’au Pays basque.

À l’époque, Napoléon se rendit à Biarritz pour superviser l’avancée de la construction du palais qu’il faisait ériger en l’honneur de l’impératrice Eugénie.

Napoléon III

Durant son séjour dans la région, il constata la popularité du couvre-chef et ne se gêna pas pour lui affubler une origine basque. Cela explique l’appellation de « béret basque », qui demeure encore d’actualité.

Les années passèrent, et ce couvre-chef continuait de gagner en notoriété, qu’il devait notamment aux Basques. En effet, ce sont eux qui l’ont fait connaitre dans le cadre de leurs nombreux voyages commerciaux à travers toute l’Europe.

La première appellation du mot « béret » remonte à 1835. L’étymologie du mot renvoie au grec, « birros ». Cette appellation fait référence à une pèlerine rustique brune munie d’un capuchon. En latin, ce mot sera traduit également par « berretum » ou « berreta ». Il est de nos jours mondialement reconnu comme étant un patrimoine français.

Au cours de la même époque, les bérets bleus deviennent la symbolique de la guerre en montagne. Ils étaient portés par les unités d’élite de l’armée de terre et permettaient d’en identifier les membres.

Cet accessoire atypique et reconnaissable entre mille se présente sous forme d’une grande auréole de feutre qui expose un côté de la tête. De rares modèles sont confectionnés avec du velours. Un lien permet de bien resserrer l’étoffe tout autour de la tête.

 

Quand le béret devient l’apanage de l’armée

Quelle est l’origine du béret ?

Au XIXe siècle, c’est d’abord le corps militaire qui s’empare de ce fameux accessoire. En raison de son attrait incontestable, le patrimoine français traverse les frontières de l’Europe et s’incruste dans la tendance américaine. Les militaires le remarquent et l’adoptent. En France, le chapeau en feutre se transforme en un symbole de lutte contre l’occupation du territoire par les nazis. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il symbolise la résistance française contre le régime collaborationniste de Vichy.

Militaire avec béret noir garde à vous

Auparavant, le béret noir était devenu l’apanage du Royal Tank Corps britannique, pendant la première guerre du monde. Il était non seulement apprécié pour son caractère utile, mais aussi pour sa capacité à dissimuler les taches d’huile. C’est ainsi qu’à compter de 1950, ce dernier s’érige au titre de chapeau militaire. Les forces spéciales américaines se reconnaissaient de par la couleur verte de leurs coiffes. Cela leur a valu le surnom de « bérets verts ».

Collection des bérets militaires

Par la suite, de nombreux groupes militaires du monde entier commencent par adopter ce chapeau. Aujourd’hui, différentes couleurs se retrouvent au sein des corps armés. C’est le cas par exemple du béret bleu clair, un parement propre aux commandos de l’ONU.

Béret militaire bleu ciel de l'ONU

Au cours de la Première Guerre mondiale, les soldats des Alpes françaises ont commencé à porter ce type de couvre-chef sur la tête. Après la guerre, ce chapeau devient un accessoire commun, que les civils portent fièrement. À l’époque, il n’existait qu’une variété de couleur restreinte, contrairement à aujourd'hui.

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, cet accessoire était apprécié à l’unanimité, en France. Souvent utilisé comme le symbole de la révolution, il devint très vite un emblème de lutte, notamment avec Che Guevara.

Che Guevara Illustration

En Espagne, sa première apparition ramène à la Deuxième Guerre carliste des années 1900. Il permet de se remémorer Tomas zumalacarregui, un leader des carlistes et son emblématique béret rouge.

Tomas zumalacarregui portrait

Au cours de la même période, les artistes peintres de la Rive gauche s’affirmaient au moyen de cette coiffe. Dans l’univers artistique, il rappelle les grands noms de la peinture tels que Monet, Cézanne, Marie Laurencin, Pablo Picasso et bien d’autres. Pour certains, ces artistes avaient simplement envie d’imiter les grandes figures de la « Renaissance » telles que Rembrandt. Par contre, d’autres estiment que bon nombre de ces artistes n’avaient pas un toit, en raison de leurs maigres moyens. Par conséquent, ils avaient besoin de se tenir la tête au chaud sans être obligés de trop dépenser. C'est pour cela que porter le béret pour ces personnes était primordial pour continuer à s'épanouir dans leur art et garder la concentration nécéssaire sans être dérangé par un quelconque inconfort.

 

Quand le béret se détache du corps militaire : la démocratisation du couvre-chef

Femme avec un béret bleu marine et une tenue hivernale

Au fil du temps, ce chapeau unisexe se détache progressivement des uniformes militaires pour devenir un véritable accessoire du quotidien. Dans l’univers sportif, les golfeurs, alpinistes, joueurs de tennis et cyclistes s’emparent de cette coiffure. Initialement considérée comme un parement masculin, elle se retrouve sur les têtes féminines à partir de 1930. Elle est fièrement portée par les célébrités comme Michèle Morgan ou encore Greta Garbo.

Dans les années 30, ils étaient principalement confectionnés dans des couleurs classiques telles que le noir, le bleu ou encore le gris. Aujourd’hui, cette coiffure se décline sous une pléthore de coloris parfaits pour mettre en valeur notre élégance. Il existe également des modèles à multiples couleurs, munis ou non de motifs. Ils s’adressent tant à la gent masculine que féminine. Des modèles basques sont toujours confectionnés en France. Ils sont disponibles dans des couleurs classiques et originales et s’adressent tant aux femmes qu’aux hommes.

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Auparavant, dans la majorité des pays européens, la couleur du chapeau en disait long sur le statut de son porteur. C’est ainsi que le modèle noir était considéré comme l’apanage des paysans.

Au début de XXe siècle, la gent féminine s’accapare du béret noir. Il devient un accessoire de mode très prisé par de nombreuses femmes. Il n’a pas fallu longtemps pour que les hommes suivent la tendance. Sur la tête des hommes comme celle de la femme, le couvre-chef noir est d'une incroyable élégance. À Paris, à partir de 1920, il devient une tendance chez toutes les catégories. Artistes, chanteurs, poètes et acteurs l’arboraient fièrement.

Béret Femme gris foncé Paris

Le couvre-chef féminin devient alors plus qu’un simple accessoire de mode. Il octroie un style vintage et rehausse l’habillement. Toutefois, il est essentiel de savoir bien le porter. Il faut l’incliner légèrement ou l’enfoncer sur la tête, en fonction du goût.

Très présent dans le cinéma, il est très visible dans la célèbre série américaine « Emily in Paris ». Le personnage principal porte souvent une version rouge très tendance de celui-ci. Sa coiffure est toujours bien inclinée sur la gauche.

Cet accessoire indémodable est également ancré dans le style vestimentaire des plus belles femmes de la planète. Beyonce, Magan Markle, de Pénélope Cruz ou encore Cameron Diaz n’ont aucune gêne à arborer un look atypique, rétro ou vintage associé à un modèle tendance.

Vous vous demandez quand porter un béret ? Quelle saison est la plus optimale pour jouir pleinement de cette coiffe ? En fait, vous pouvez vraiment le porter durant toute l'année. L'hiver ou l'Automne correspondront parfaitement puisque vous aurez un élément chaud aux couleurs de la saison à vous mettre sur la tête. Mais il sera tout aussi plaisant de l'assortir de diverses tenues printanières ou d'été ! 

Dans un passé récent, peu d’hommes portaient encore ce style de couvre-chef, à part ceux des forces armées. À ses débuts, le modèle béarnais a connu un immense succès jusqu’au milieu du XXe siècle. Avec le temps, la mode masculine a changé de visage. Le véritable beret en laine apparait en effet moins sur les têtes masculines. Ce que certains hommes appellent aujourd’hui un béret est en réalité une casquette plate munie d’une visière. C’est grâce au cinéma, notamment à travers des séries à succès comme Lupin (avec Omar Sy) et Peaky Blinders que cela a été démocratisé.

 

Le béret aujourd’hui

Image femme avec un béret français gris sur la tête

Aujourd’hui, il est le chapeau le plus porté pendant l’automne. Il sied à la plupart des porteurs tout en leur donnant un air décontracté et informel. Il va autant avec un costume qu’un pull-over volumineux, un sweat ou encore un jean.

Au XVIIe siècle, c’était le chapeau de prédilection des bergers et chasseurs dans les Pyrénées françaises et espagnoles. Après, les ouvriers de différents secteurs se le sont accaparé.

Il s'agit d'un chapeau sans bord, de forme ronde et à couronne plate. Il est pourvu d’un pli permettant de créer de la hauteur et d’une tige servant à son bon ajustement. De nombreux modèles possèdent une petite tige, une languette ainsi qu’un bouton en surface, qui délimite le centre et permet de l'enlever facilement. Il existe également des modèles souples, à structure ferme ou doublée. Certains sont ornés d’une bande en cuir ou en élastique. D’autres intègrent un cordon permettant d’ajuster le port.

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Le véritable est confectionné à partir de laine de mouton. C’est à celui-ci qu’il doit son grand confort. En effet, dépourvue de plastique, la laine de mouton demeure une matière 100% naturelle. Depuis des millénaires, l’homme l’utilise pour se protéger.

La laine de mouton possède de remarquables propriétés en matière de transfert d’humidité. Elle s’impose sur le marché en raison de son élasticité et sa résistance. Les chapeaux qu’elle permet de confectionner se marient sans difficulté avec toutes les têtes. Les chapeaux en laine régulent la température corporelle tout en restant agréables au toucher. De plus, cette matière ne retient pas les odeurs. Par conséquent, il n’est pas nécessaire de laver régulièrement votre accessoire préféré.

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